La conclusion de cet article pourrait se résumer dans cette phrase
La femme en string est l'avenir de l'homme.
Il fut une époque ou sexe rimait avec subversion: il fallait changer le monde par la transgression du sexe.
On peut dire que l on est passé en quelques dizaines d'années du désir comme interdit et paresse du travailleur au désir comme pulsion encadrée et obligation du travailleur consommateur.
Une idéologie du désir dont le mécanisme simple, implacable, fonctionne comme un moteur à deux temps:
Un. La liberté réduite au désir ( passant ainsi de la liberté conçue comme maitrise de ses déterminations inconscientes et domination de ses pulsions, à la liberté comme laisser-aller à la toute-puissance de son inconscient et de ses pulsions, soit un exact contraire)
Deux.Le désir réduit à l'acte d'achat.
Achat de quoi? Mais des objets de désir que produit justement en masse la société de consommation.Une culture de masse faite d'accessoires de mode, de gadgets technologiques à standing et autres objets traditionnels "panelisés" promus par la femme objet, et censés vous conduire au plaisir par l'acte d'achat.
L'idéologie du désir a transformé de la société de consommation des objets de désir a transformé irrémédiablement cette aventure en injonction: le frisson en plan marketing!
D'où ce sentiments confus et déprimants pour les moins avilis, les plus sensibles ( auxquels je pense appartenir lol!) que le Marché salit tout: la grâce de la jeunesse marginale en marche bénéficiaire des boutiquiers à la vente, et des rentiers aux capitaux.
Qu'en conclure?Que si la société de consommation dans sa phase actuelle radicalisée et, souhaitons-le, ultime d'industrie du désir pornographique , nous ordonne de tromper, d'exhiber ( puisque comme toute drogue, toute aliénation, il faut augmenter les doses pour que l'effet perdure), c'est donc de résister au sexe qui est désormais subversif.C'est à la fois simple et logique.
Si le pouvoir des marchands nous présente le laisser-aller à ses pulsions désirantes, jouisseuses, individualistes, irresponsables comme un acte de lberté transgressive, c'est donc bien que la liberté et la subversion sont à chercher de l'autre côté de cette entreprise de démolition de la conscience de soi et du respect de l'autre ( ou de la conscience de l'autre et du respect de soi, c'est selon).
En effet, derrière les images-glacées des femmes aguichantes et de garçons body buildés se tient, violente et grandissante la frustration. "L'Ile de la tentation" vous n'y êtes pas vraiment.Où êtes vous en réalité? Vous madame? A essayer de perdre votre culotte de cheval au gymnase club . Vous monsieur? Seul devant la télé avec une bière à la main à regarder ces biiiip intouchables qui finissent par vous lever le coeur, vous dégoûter, au point que l'envie de meurtre insidieusement prend le pas sur l'envie d'aimer...porte à nombre de dérives.
Pour résumer c'est donc du côté des femmes: bureau, régime, solitude et jogging.Du côté des hommes: fumette, porno chômage et Playstation. (désolé pour la caricature).
Une apathie du désir qui, par effet de retour, commence à toucher ce qu'elle visait en réalité, la sacro-sainte consommation dont dépend la survie du système.
Dans ce contexte, reconnaissez que jouer la transgression par le sexe, la subversion par la surenchère dans le hard, c'est être très malhonnête ou très con.
Le minimum de la décénce quand on la joue rebelle?Ne plus parler de sexe, ne plus écrire une ligne sur ce sujet éculé.Ce qui ne veut pas dire chasteté au contraire.
Juste arrêter de se payer de mots.
Eloge de la chasteté dans le langage, les images, et pratique du sexe dans la sphère privée.
Pudeur, dissimulation, aventure; ne plus en parler le faire, le plus possible hors des circuits sélectifs et balisés.
A méditer mes amis! lol